Ingénierie IAClaude CodeCodexObsidianGrands modèles de langageIngénierie IA
Ingénierie IAGrands modèles de langage11 min de lecture

Mon setup IA : Claude Code, Codex, Obsidian et un Mac mini

Mon setup IA personnel : notes et skills partagés, Claude Code et Codex, accès depuis mon téléphone et tâches planifiées sur un Mac mini toujours allumé.

Louis à côté des mots Codex isn't the boss, soit Codex n’est pas le patron, avec Claude Code qui planifie et Codex qui exécute
Table des matières

La version courte

Je garde mes notes et mes skills réutilisables dans un coffre Obsidian, j’exécute Claude Code et Codex sur un Mac mini toujours allumé et je m’y connecte depuis mon téléphone ou mon portable. Je choisis différents agents pour la planification, l’exécution et les tâches planifiées.

  • Gardez les connaissances réutilisables dans des fichiers accessibles à vos différents agents.
  • Un hôte distinct qui reste éveillé permet aux sessions à distance et aux tâches planifiées de continuer quand vous fermez votre portable.
  • Choisissez les modèles selon la tâche et entretenez le contexte dont ces tâches dépendent.

Je ne veux pas que fermer mon portable arrête mes agents. Et je ne veux pas qu’atteindre une limite de Claude m’oblige à reconstruire mon contexte de travail dans Codex.

Ce sont les problèmes à l’origine de mon setup actuel.

Je travaille sur un ordinateur Windows à la maison, j’utilise mon MacBook quand je voyage et je veux aussi y accéder depuis mon téléphone. Je cours beaucoup et je suis souvent en déplacement. Pouvoir continuer une tâche ne devrait pas dépendre du fait d’être assis devant une machine précise.

Je suis Louis-François, CTO et cofondateur de Towards AI. Nous formons des ingénieurs IA et nous construisons des solutions d’IA pour les entreprises. Ce setup me sert dans les deux volets de mon travail, ainsi que pour mes propres articles et vidéos.

J’ai préparé un modèle de coffre Obsidian si vous voulez reprendre la structure. Vous pouvez commencer avec les fichiers et ajouter le reste quand ça résout un problème pour vous.

Schéma de mon setup de septembre : un téléphone ou un portable se connecte à un Mac mini toujours allumé, Claude Code coordonne le travail avec des sous-agents et Codex, et Obsidian et GitHub conservent les notes, skills et code réutilisables.

Un aperçu de mon setup en septembre. Les versions des modèles changent. La structure est ce que je veux garder : des fichiers réutilisables, un hôte accessible et différents outils selon la tâche.

Je garde mon contexte réutilisable en dehors du chat

Le premier problème était la dispersion d’informations utiles entre plusieurs outils et projets.

Un skill écrit pour un agent pouvait rester sur mon ordinateur Windows. Une conversation de projet pouvait contenir des décisions qu’un autre agent n’avait jamais vues. Changer d’outil était possible, mais transférer le contexte utile demandait du travail.

Mes notes et mes skills personnels sont donc maintenant dans un coffre Obsidian. J’ai des dossiers, des sous-dossiers et des index qui pointent vers les documents pertinents. Mes agents peuvent utiliser ces fichiers quand je leur donne accès au coffre.

Obsidian me convient parce que je l’utilise sur mon téléphone, mon Mac et mon ordinateur Windows. Sous l’application, les notes sont des fichiers Markdown ordinaires dans un dossier. Cette structure est décrite dans la documentation d’Obsidian, et elle compte pour moi : les connaissances n’ont pas besoin de rester dans un produit de chat précis.

Le coffre contient aussi mes notes de réunion. J’utilise Granola et des scripts qui rassemblent ces notes au même endroit, pour qu’une tâche puisse utiliser le contexte des réunions pertinentes.

Le code de l’équipe et les skills partagés restent dans des repos GitHub, avec des liens depuis mon espace personnel. Je n’ai pas besoin de déplacer tout notre code dans une application de notes pour qu’il soit possible de le trouver.

Il y a une distinction à faire : les fichiers partagés rendent les connaissances réutilisables. Ils ne transfèrent pas automatiquement tous les chats, processus en cours ou états internes des agents entre Claude Code et Codex. Je dois quand même enregistrer les décisions et le contexte que je veux réutiliser dans la prochaine tâche.

Un index est plus utile que tout charger

Rassembler les documents au même endroit crée un autre problème quand le coffre grossit.

Je ne veux pas qu’un agent lise toutes les anciennes réunions, idées de vidéos et instructions pour accomplir une seule tâche. L’index lui donne un point de départ et lui indique où se trouve l’information pertinente.

Mes skills sont organisés de la même façon. Un skill explique un travail récurrent, avec des exemples ou des ressources quand c’est utile. L’index des skills indique lequel ouvrir selon le type de tâche.

L’index des skills dans Obsidian indique aux agents de choisir le type de tâche, d’ouvrir le fichier SKILL.md pertinent et de combiner les skills de contexte et de production appropriés.

Tiré de l’enregistrement à 12:46. L’index oriente l’agent vers les instructions nécessaires. Il ne remplace pas leur lecture.

Par exemple, la préparation d’une sortie vidéo peut utiliser mes règles d’écriture, le script concerné et les références de miniatures. Elle n’a pas besoin de tout le contexte d’un projet d’entreprise sans rapport.

C’est pour ça que l’organisation des fichiers compte autant pour moi que les fichiers eux-mêmes. Une archive qui grossit a besoin d’un moyen de retrouver ce qui est utile.

J’ai installé les agents sur une machine qui reste éveillée

Un coffre partagé règle l’accès aux notes. Il ne permet pas à un agent local de continuer quand son ordinateur se met en veille.

Pour ça, j’utilise un Mac mini comme hôte toujours allumé pour Claude Code et Codex. Perplexity m’a envoyé la machine il y a quelques mois. J’y ai aussi branché un SSD externe pour ajouter du stockage.

Je peux fermer mon portable parce que le travail peut continuer sur le Mac mini. L’hôte doit quand même rester éveillé, connecté et exécuter les logiciels nécessaires.

Vous n’avez pas besoin de reprendre exactement mon choix de matériel. Pour cette partie du setup, ce qui compte est une machine capable de faire fonctionner vos outils de façon fiable pendant votre absence. Dans mon cas, elle offre aussi un endroit où exécuter les tâches planifiées pendant la nuit.

Le Mac mini héberge les outils d’agents. C’est distinct de l’exécution locale des modèles de pointe eux-mêmes.

Mon téléphone se connecte à l’espace de travail

Pour Claude Code, j’utilise Remote Control. Depuis une session existante, la commande /rc me permet de continuer dans le navigateur ou l’application mobile.

La documentation de Claude décrit la distinction qui m’intéresse : la session s’exécute sur la machine hôte, avec ses fichiers et ses outils locaux, tandis que le téléphone ou le navigateur fournit l’accès à distance.

Pour Codex, j’utilise ses fonctions de connexion à distance, avec Tailscale dans mon setup. Je peux aussi me connecter au bureau du Mac mini quand j’ai besoin de déboguer quelque chose directement.

Habituellement, je veux juste accéder à la tâche. Dans ma démonstration, je montre la génération de miniatures sur mon ordinateur, puis j’ouvre la tâche depuis mon téléphone. C’est beaucoup plus utile pour moi que de commencer un autre chat sans les fichiers et les skills qui soutiennent le travail.

Ce n’est pas parfait. Certaines longues conversations se chargent lentement ou demandent un autre essai. Je préfère quand même pouvoir accéder à cet espace de travail quand je suis ailleurs.

L’accès à distance exige aussi une connexion. L’intérêt est de pouvoir changer l’appareil avec lequel j’accède au travail. Il faut quand même que l’hôte reste éveillé et que la connexion fonctionne.

Je donne des tâches différentes à Claude Code et à Codex

J’aime les deux outils, mais mon expérience dépend de ce que je leur demande.

Pour les tâches planifiées, j’ai trouvé Codex plus fiable. Avec Claude, il m’est arrivé que des tâches s’arrêtent sur quelque chose qu’un nouveau prompt lui permettait de terminer. Cette interruption compte davantage quand je ne suis pas là pour répondre.

Pour la planification et la gestion plus larges, j’ai tendance à préférer Claude Code. J’ai vu Codex continuer à travailler sur des objectifs de longue durée sans faire les progrès que je voulais. Voir une tâche rester occupée est frustrant quand il faut encore déterminer si elle se rapproche du résultat.

J’utilise donc souvent Claude Code pour gérer le travail et Codex pour en exécuter certaines parties. Dans le setup que j’ai enregistré, j’ai connecté Codex via un serveur MCP, ce qui donnait à Claude Code un outil à appeler pour déléguer ce travail. Je décris ici mon setup au moment de l’enregistrement, pas un guide d’installation à jour.

Au moment de cette présentation de mon setup, je préférais Fable 5 pour la planification et la gestion, GPT-5.6 Sol pour l’exécution, souvent avec un niveau de réflexion moyen, et Luna pour les tâches plus légères. J’utilise aussi Opus 5, mais je préfère Fable quand il me reste de la capacité.

Pour l’écriture, j’ai apprécié Kimi K3 dans nos propres comparaisons. Dans nos applications, nous utilisons aussi DeepSeek V4 Flash, notamment pour le tuteur IA de notre plateforme de cours, et nous utilisons Kimi K3 plus récemment.

Ce sont mes préférences de travail à un moment donné. Je n’ai pas établi de gagnant universel pour tous ces usages. La décision utile consiste à choisir ce dont chaque tâche a besoin et à pouvoir changer ce choix sans tout reconstruire autour.

Je déplace le travail non urgent en dehors de ma journée

Les limites d’utilisation font partie des contraintes de mon setup. Je peux épuiser mon allocation hebdomadaire de Claude en deux ou trois jours, et j’ai actuellement deux abonnements Claude en plus de Codex.

Acheter plus d’accès ne supprime pas le besoin de décider où envoyer le travail.

Mon récapitulatif quotidien de l’actualité IA en est un exemple. J’ai un skill qui rassemble du contenu provenant des plateformes sociales et du Web. Je l’exécute la nuit pour qu’il empiète moins sur les courtes fenêtres d’utilisation dont j’ai besoin quand je travaille activement.

La liste des tâches planifiées montre l’entretien hebdomadaire du coffre Obsidian et un récapitulatif quotidien de l’actualité IA.

Tiré de l’enregistrement à 7:47. Ce sont des tâches récurrentes que je peux déplacer en dehors de mes heures de travail actif, pas des quotas supplémentaires.

Le travail de nuit consomme quand même des tokens. Il peut toujours compter dans les limites hebdomadaires, et une longue tâche peut chevaucher la fenêtre d’utilisation du lendemain. Je planifie le travail autour de ma journée. Je ne le rends pas gratuit.

J’applique le même raisonnement au choix du modèle : confier la planification au modèle auquel je fais confiance pour ce travail et déléguer l’exécution quand ça fonctionne bien. Je n’ai pas de pourcentage d’économie mesuré à vous promettre. Pour moi, c’est une façon utile de répartir le travail.

J’entretiens le coffre et les skills

La dernière partie, c’est l’entretien.

J’ai une tâche récurrente dans Codex qui entretient mon coffre Obsidian. Elle ajoute les liens manquants, traite les notes en double et rend certains passages plus concis. Sinon, l’archive continue de grossir pendant qu’il devient plus difficile de retrouver la bonne information.

Je demande aussi à mes skills d’apprendre de l’échange qui vient d’avoir lieu. Qu’a-t-il fallu corriger ? Quelle instruction manquait ? Que faudrait-il garder pour la prochaine exécution ?

Une instruction de skill demande à l’agent d’enregistrer les corrections utiles, notamment les règles de voix et les techniques de publication, dans les fichiers désignés du coffre.

Tiré de l’enregistrement à 12:55. C’est une instruction pour conserver le feedback utile, pas une preuve que chaque modification automatique améliore un skill. Le flou autour du texte est présent dans la vidéo originale.

Dans le modèle public, ce feedback a son propre fichier à côté du skill. Les corrections utiles peuvent rejoindre les instructions au lieu de disparaître dans un autre chat.

Ça me donne deux occasions d’améliorer le setup : l’entretien du coffre dans son ensemble et le feedback dans un workflow précis. Les deux comptent parce que je veux que la prochaine tâche parte de ce que j’ai appris la dernière fois.

La partie que je reprendrais en premier

Vous pouvez commencer beaucoup plus petit que mon setup complet.

Créez un dossier pour les notes dont un agent a régulièrement besoin. Ajoutez un court index. Écrivez un skill pour une tâche que vous faites vraiment, avec un exemple de bon résultat et un moyen de le vérifier.

Essayez-le avec votre outil actuel. Puis essayez-le avec un autre. Les endroits où vous devez encore réexpliquer les choses vous indiqueront ce qui manque dans les fichiers.

Ajoutez la synchronisation quand vous avez besoin d’un autre appareil. Ajoutez un hôte toujours allumé quand fermer votre portable interrompt du travail que vous voulez poursuivre. Ajoutez la planification quand une tâche récurrente mérite d’être déplacée pour vous libérer du temps.

Mon modèle Obsidian est disponible si vous voulez une structure de départ.

Voir la présentation enregistrée du setup.

J’aimerais savoir quelle partie de votre setup vous ralentit encore, ou ce que vous changeriez dans le mien.

Discussion

Commentaires

Chargement

Aucun compte requis. Votre nom et votre commentaire seront publics, alors n'incluez pas de renseignements privés. Consultez la page de confidentialité pour les détails.

Continuez à apprendre

Vous voulez le côté pratique de l'IA, sans le brouillard marketing ?

Je partage ce qui est utile sur la chaîne YouTube française, dans l’infolettre Parlons IA et dans mes guides d'ingénierie IA.

FAQ

Ai-je besoin d’Obsidian pour utiliser cette approche ?

Non. La couche réutilisable est un ensemble de fichiers et d’index. J’utilise Obsidian parce que c’est pratique sur mes appareils, mais une autre organisation permettant à vos agents de lire les fichiers pertinents peut remplir le même rôle.

Mon portable doit-il rester ouvert ?

La machine qui exécute réellement un agent local doit rester éveillée et accessible. Mon Mac mini peut jouer ce rôle, ce qui me permet de fermer le portable avec lequel je m’y connecte.

Claude Code et Codex peuvent-ils partager toute leur mémoire ?

Ils peuvent utiliser les mêmes notes et skills lorsqu’ils sont configurés pour y accéder. Ça ne transfère pas automatiquement tous les chats ou l’état interne des sessions. Enregistrez les décisions et le contexte de travail que vous voulez réutiliser.

Pourquoi est-ce que j’exécute Codex depuis Claude Code ?

Dans le setup enregistré, j’utilisais Claude Code pour la planification et Codex pour l’exécution via MCP. J’utilise aussi Codex directement pour les tâches planifiées. Ce choix correspond à mon workflow et ne constitue pas un classement universel.

Les tâches de nuit évitent-elles les limites d’utilisation ?

Non. Elles utilisent quand même votre quota et peuvent compter dans les limites hebdomadaires. Je planifie les tâches non urgentes la nuit pour réduire la concurrence avec mon travail actif pendant la journée.

Le Mac mini exécute-t-il les modèles d’IA localement ?

Non. Dans ce setup, le Mac mini héberge les outils d’agents, les fichiers et les sessions en cours. C’est distinct de l’exécution locale des modèles de pointe eux-mêmes.